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La consommation d’ecstasy en hausse : les toilettes belges ont parlé

La consommation d’ecstasy en hausse: les toilettes belges ont parlé – © Tous droits réservés

Les eaux usées ont été analysées chez nous. Dans les urines, on trouve la trace de drogues. En Belgique, la MDMA arrive en tête, autrement dit le principe actif de l’ecstasy. Depuis 2011, l’observatoire européen des drogues et des toxicomanies pilote cette étude. Cette année, au mois de mars, septante villes en Europe ont réalisé des prélèvements. Une carte interactive permet de consulter les résultats selon le type de drogues et les années. Anvers en 2017 était dans le top 3 des concentrations en ecstasy. La ville n’a pas participé aux prélèvements en 2018.

« Si vous regardez les résultats des premières recherches en 2011 et les comparez avec les chiffres de 2017 et 2018, on remarque une claire augmentation de la concentration de MDMA, pas seulement à Anvers mais aussi à Bruxelles. Cela signifie que les drogues sont très populaires. Par contre, la concentration ne dit rien sur la fréquence ni sur le nombre de personnes qui la consomment. Pour cela il faudrait faire d’autres enquêtes. » explique Lies Gremeaux, chercheuse au Centre fédéral Sciensano.

Des pilules toujours plus dosées

« Sur 40.000 faits de détention de drogues synthétiques, 5% concernent de l’ecstasy » explique Régis Kalut, porte-parole de la police fédérale. « On peut s’inquiéter fortement parce que la quantité de matière des pilules a fortement augmenté. On est passé de 140 mg à 250 mg ce qui rend ces effets beaucoup plus importants, beaucoup plus dévastateurs. »

Une production essentiellement basée aux Pays-Bas

La production d’ecstasy en Belgique est soit, de moins en moins importante, soit très cachée. Un seul laboratoire a été démantelé en 2017, aucun en 2018. La production serait située chez nos voisins hollandais. Pour preuves, 38 sites de dépôts sauvages ont été recensés en Belgique en 2018. Des déchets issus des laboratoires de nos voisins.

L’ecstasy continue donc à passer la frontière. Un engouement encouragé par le prix : de 4 euros à 6 euros la pilule de Belgique. À titre de comparaison, une pilule d’ecstasy en Australie s’échange plutôt autour des 20 dollars.

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