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Des formations interdisciplinaires pour améliorer les services d’intervention en cas d’attentat

Ce vendredi, L’Institut d’Aide Médicale Urgente de la Région Bruxelles-Capitale (IFAMU) organisait un exercice attentat. Le but est de mettre à l’épreuve la collaboration des services d’intervention et d’améliorer les opérations de secours lors d’un événement de grande ampleur, comme l’a connu Bruxelles en 2016 ou Paris en 2015. « C’est basé sur des situations que les formateurs ont connues, mais il ne faut pas tout reporter au 22 mars. Le 22 mars n’a pas créé le besoin. Ça a renforcé l’idée qu’il fallait se retrouver autour de formations mutualisées » , relativise Ronny Swinnen, directeur de l’Institut d’Aide Médicale Urgente de la Région Bruxelles-Capitale.

Une formation pour des experts dans leur domaine

Une vingtaine d’intervenants sont présents depuis deux jours. « Cette formation s’adresse à des spécialistes qui, depuis quelques années, se sont entraînés dans leur discipline : la police, les pompiers spécialisés dans l’extraction des victimes et les vecteurs médicaux (SMUR, secouristes ambulanciers), explique le directeur de l’IFAMU. « Elle s’adresse à des experts dans le domaine. On peut être spécialiste dans son domaine, tant qu’on ne sait pas tenir compte des besoins et des spécificités des autres, on n’arrive pas au bout de la chaîne. »

« Un exercice comme celui-ci, ça engendre des automatismes entre toutes les disciplines. Au plus il y a d’automatismes, au plus on va vite et au plus on va vite, au plus on sauve des vies » , estime le caporal David Leemans. 

Il s’agit de la première formation interdisciplinaire à Bruxelles. « Chacun est spécifique dans sa matière, mais il y a peu de possibilités d’avoir des formations ensemble », explique la docteure MarieAstrid De Villenfagne. « Ici, c’est toute une formation qui dure deux jours avec un peu de théorie et surtout beaucoup de pratique. »

Des exercices plus vrais que nature

Pour coller au mieux à la réalité du terrain, des exercices communs sont prévus afin de développer le caractère multidisciplinaire et transversal des formations. « Il y a des scénarios différents. Une fois, c’est une explosion dans un immeuble, ensuite, un sniper sur un toit en face, un tireur isolé dans une discothèque. L’intérêt, c’est de voir comment chacun interagit », ajoute la médecin. « Je suis médecin, je travaille beaucoup avec les secouristes ambulanciers, mais finalement les policiers, je les vois, je sais qu’ils sécurisent la zone, mais en cas d’attentat, comment est-ce qu’ils fonctionnent, comment je peux faire ou ne pas faire pour aider leur travail? »

Dans des interventions de terrorisme, l’événement se passe à plusieurs endroits en même temps. Ce n’est donc pas toujours évident de communiquer. La liaison n’est pas toujours évidente. « On a des radios, mais c’est vraiment le point négatif chez nous, la communication, avoue Marc Goffin, caporal chez les Pompiers de Bruxelles. C’est pour ça qu’on doit s’entraîner avec la police, les pompiers, les infirmiers, les militaires pour essayer d’avoir la meilleure communication sur ce qu’il se passe. »

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