/220 km sous 50 degrés, Luc Maes sattaque à une des courses les plus dures du monde : la Badwater

220 km sous 50 degrés, Luc Maes sattaque à une des courses les plus dures du monde : la Badwater

C’est un incroyable défi que se lance Luc Maes. Ce lundi, 15 juillet, il prend le départ de la Badwater, une course folle de 220 km dans la vallée de la mort aux Etats Unis. La température moyenne frôle les 50 degrés. Ils sont 100 athlètes hors-norme et triés sur le volet à tenter l’aventure. Luc est le seul belge admis, cette année, à cette épreuve.

Il s’attaque à un mythe lui qui a déjà accompli bien des exploits en jogging : l’Ultra trail du Mont Blanc, la Diagonale des fous à la Réunion, le Tor des géants, le Grand Raid des Pyrénées, le Spartathlon et combien d’autres encore… C’est d’ailleurs sur dossier, qu’on est admis à la Badwater.

Luc sait que ce sera dur, très dur. Il sait que son premier ennemi sera le soleil. Il devra avaler les kilomètres et lutter contre la chaleur. Il sait que, les années précédentes, certains concurrents ont vu leurs semelles fondre à trois reprises sur le parcours, d’autres ont fait des malaises, ont craqué parfois dès les premières heures. Il devra sans cesse penser à refroidir de son corps, s’hydrater en permanence et s’alimenter correctement. Pour cela, il compte sur son épouse Patty et son staff. Ce sont eux qui jongleront avec les litres d’eau et les kilos de glaçons qu’ils devront distribuer habilement tout au long du parcours. C’est une des clefs du succès.

Luc sait qu’en plus de la chaleur il aura un autre ennemi, le dénivelé. Le premier tiers, à peine bosselé, est relativement facile pour un expert de la montagne. La suite, c’est une autre histoire, il faut franchir trois vallées et de trois montagnes, un final au sommet, dans la souffrance absolue.

Une préparation minutieuse

Lorsque Luc court dans les bois de son village à Ham-sur heure ou dans les pentes abruptes de la montagne, il cherche avant tout une communion avec l’environnement, la nature, mais aussi une rencontre avec lui-même, un besoin de flirter avec les limites de son corps.  » Dans toutes les compétitions extrêmes auxquelles j’ai participé, j’ai fait des rencontres incroyables, j’ai ressenti des émotions fortes avec les autres athlètes soumis comme moi à des conditions terriblement difficiles. Courir 20, 30, 60,100 heures d’affilée jour et nuit, c’est quelque chose de tellement particulier, difficile à décrire, c’est fantastique  » Luc, électricien indépendant dans la vraie vie ne laisse rien au hasard : une vie saine, un entraînement régulier, pas de médicament, pas de complément, pas de substance, se connaître et se gérer.

Sa préparation, depuis 3 ans, il l’a bien anticipée sur le plan mental et physique. Il s’est par exemple entraîné dans une serre chaude, à Gozée. Il a couru des heures durant sur un tapis roulant sous une température humide de plus de 50 degrés. La seule manière, au final, d’habituer son corps à la chaleur à laquelle il sera confronté pendant 48 heures aux Etats Unis. Il sait désormais comment son corps réagi dans ces conditions et peut donc anticiper physiquement et mentalement ses besoins.

Un défi Cap 48 dans le défi

Luc n’est pas seul dans la vallée de la mort, 2 autres athlètes belges vont l’accompagner. Ils ne feront pas la course mais ils tenteront, la veille de la course de boucler un marathon. Pour eux comme pour Luc, les conditions météos seront extrêmes, l’exploit remarquable. C’est un Défi cap 48 car ses 2 compagnons sont des athlètes handicapés. Franck a 29 ans, il a perdu l’usage de ses jambes après un accident de moto, il utilisera un handbike pour relever le défi. Dominique Botteman, quant à lui a 58 ans, à peine un an de plus que Luc, il vit en situation de handicap mental. Passionné d’athlétisme, il court depuis de longues années au sein du club AC Beloeil en compagnie de valides. Pour réussir ce défi, il s’entraîne désormais cinq fois par semaine.

Les 3 hommes associés dans cette aventure extraordinaire veulent faire la démonstration que le sport est véritable vecteur d’intégration. Pour CAP 48, ils se lancent le défi de récolter 10.000 euros pour financer l’achat de 2 handbikes. C’est du matériel indispensable mais tellement onéreux que peu de tétraplégiques peuvent permettre d’en posséder un.

Luc, Frank et Dominique comptent donc sur votre générosité.

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